vendredi 12 août 2011

Brèves de dédicaces... 3

Je vis un jour venir à moi une dame aux allures de fouine suspicieuse, laquelle se mit à tourner autour de mon étal avec la moue contrariée d'un requin affligé d'une rage de dents. J'avais d'ores et déjà remarqué que le personnel de la librairie où je me trouvais riait sous cape, car l'intéressée y était connue de longue date pour ses interventions intempestives. Soudain, elle se planta devant moi et me dit : "C'est bien simple, je ne comprends même pas que l'on écrive du fantastique !"
Je clignai des yeux un bref instant, partagé entre l'hilarité et l'irritation, tout en écoutant cette personne m'expliquer que, selon elle, les témoignages réels, vécus, étaient infiment plus précieux que les égarements de l'esprit de la littérature fantastique.
Ce à quoi je rétorquai : "Et bien, voyez-vous, moi c'est l'inverse : quand je vois la noirceur du réel, je ne comprends vraiment pas qu'on puisse vouloir s'en remettre une couche !"
Elle hocha la tête sans mot dire et s'en fut, en quête de rêves à briser ou de noir à broyer...^^

vendredi 5 août 2011

Brèves de dédicaces... 2

Alors que je venais tout juste de m'installer pour une séance de dédicaces, un monsieur fort respectable s'arrête devant mon étal, contemple la couverture de mon roman et me lance : "Est-ce que la relation au cheval est particulièrement développée dans votre ouvrage ?".
Après un bel effort pour ignorer toute pensée déplacée, je fus tenté de lui rétorquer la célèbre réplique du film Princess Bride : "Vous commencez toutes vos conversations comme ça ? ", mais parvins à m'en abstenir.
Il enchaîna ainsi : "Voyez-vous, il existe des ouvrages très intelligents, où la dimension dialectique, fusionnelle entre le cavalier et sa monture est développée de manière subtile..."
Je rétorquai alors : "J'ai bien peur que mon roman ne possède pas cette intelligence...", tout en me demandant avec quelque appréhension si tous les visiteurs de l'après-midi allaient être comme celui-ci.
Pour la petite histoire, ce monsieur préparait en fait un colloque sur le cheval, ceci expliquant cela^^

mardi 2 août 2011

Brèves de dédicaces...

Sur ma page Facebook, j'ai commencé une (petite) série que je vais développer (un peu) sur ce blog, consacrée aux déclarations pittoresques des gens qui, lors de salons ou de dédicaces, ont eu la gentillesse de s'intéresser à mon travail. Ainsi, une jeune femme vint un jour à moi, prit mon livre en mains, fronça les sourcils et me dit : "José Raymond... c'est un pseudonyme ? ".
"Comment dois-je le prendre ? ", rétorquai-je mi-figue, mi-raisin mais mon interlocutrice m'assura qu'il ne fallait voir aucune insinuation dans sa question. Elle décida donc d'acquérir l'un des livres et me demanda une dédicace.
"A quel nom ? ", m'enquis-je alors.
"Bathilde.", me répondit-elle.
Je la regardai alors d'un oeil espiègle et lui glissai : "C'est un pseudonyme ? "

mardi 26 juillet 2011

Papier ou pc ?

Cette question m'a également été posée à plusieurs reprises... la réponse est... les deux ! En fait, ils se succèdent dans le processus créatif : j'ai besoin de réfléchir sur papier.
Mon cerveau rebelle répugne à se concentrer longtemps sur une même tâche : il papillonne d'idée en idée, au fil de mon inspiration, sans la moindre espèce de continuité. Avec des feuilles en main, aucun souci : on tourne, on anote, on raye, on mordille (le stylo), ce qui s'avère bien plus ardu face à l'étroite fenêtre d'un écran (surtout mordiller).
Pour moi, taper le texte, c'est déjà lui donner vie, il faut en être à l'étape finale ou peu s'en faut : en bref, je répugne à prendre des notes par clavier interposé. Je me demande parfois si la chose tient à mon appartenance à cette génération intermédiaire qui n'a adopté l'informatique que dans un deuxième temps : les écrivains du futur feront-ils l'impasse du brouillon ? Imprimera-t-on encore des livres ? Certes, l'économie de papier serait sans doute un bien pour les forêts de notre pauvre terre, mais tout de même, quelle tristesse de n'avoir plus ce bel objet en main, cette odeur si particulière du papier magnifié par l'intellect...

jeudi 7 juillet 2011

Loin au-dessus...

Parmi les acteurs de l'histoire, il faut se garder d'oublier les dieux qui, bien au-dessus des vicissitudes de la vie humaine, tissent leur propre trame. Au sommet de la pyramide se trouve Ubiquiter, l'Immanent, le dieu créateur de l'univers : conscient de l'absolue nécessité de principes antagonistes, il créa  les Célestes, Ignis l'ardent et Vaestean le sage, afin que l'eau et la lumière se mêlent pour faire éclore la vie. Eux-mêmes jugèrent bon d'animer trois sous-aspects de leur propre être et les chargèrent d'administrer le monde : ce furent les Terrestres, au nombre de six.
Toutefois, un évènement qu'Ubiquiter lui-même n'avait pas prévu vint perturber l'harmonie de la Création : à l'instant même où le néant devenait matière, les Aevirs apparurent. Cet inexplicable sursaut de l'énergie cosmique conduisit à la naissance de sept entités, appelées à être connues par la suite sous le nom de dieux-totems ou Seigneurs des Bêtes.
De longs siècles durant, avant que les Terrestres ne fussent envoyés sur terre, les Aevirs dominèrent le monde d'une main de fer, jouissant de leur pouvoir incontesté. Puis, les pouvoirs des uns et des autres étant de même nature, vint inévitablement le temps de l'affrontement, dont les Terrestres sortirent vainqueurs, sans toutefois parvenir à erradiquer totalement les dieux-totems.
Ces derniers, attendant leur heure dans l'ombre, sont à l'affût d'un signe qui annoncera leur vengeance...

jeudi 30 juin 2011

Bien mieux que moi...

Certes, je pourrais noircir des pages entières à vous dire du bien de mes écrits, mais cela n'aurait jamais la valeur de ce témoignage que je viens de découvrir avec un ravissement non dissimulé. Pourquoi ? Et bien tout simplement parce qu'il émane d'un inconnu, c'est à dire de quelqu'un qui n'avait à priori aucune raison d'en faire l'éloge, à part le fait d'avoir apprécié mon livre.
Voyez par vous-même :)  (message du mardi 28 juin)

http://leblogdejosesperet.blogspot.com/

dimanche 26 juin 2011

Puisque ça vous intéresse...

Plusieurs lecteurs m'ont fait part de leur désir d'en savoir plus sur mon histoire. Voici donc ma biographie officielle et autorisée^^
Je suis né sur le territoire de Belfort le jour du débarquement en Normandie, mais en 1972 (le 06 juin, quoi). Je ne garde toutefois aucun souvenir de la ville où Bartholdi sculpta son célèbre lion, puisque mes parents ont déménagé lorsque j'avais six mois, afin de gagner les Vosges. Ce fut donc au coeur des forêts de sapins que j'eus la chance de passer les six premières années de mon existence. Dès cette période, j’ai ressenti un fort engouement pour le passé et plus particulièrement pour le Moyen-Age et les retentissants exploits des chevaliers, ce qui m’amena à décider d’une carrière d’archéologue dès mes vertes années.
Contrairement à beaucoup d’autres adolescents, j’échappai au phénomène de bandes et aux deux-roues : c’est dans les livres que je trouvai l’aventure. Lecteur éclectique, je fréquentai assidûment les écrits de J.R.R. Tolkien, d’Homère, de Victor Hugo. Parallèlement et pendant 17 années, je pratiquai les jeux de rôles, le plus souvent en tant que Maître du Jeu et, donc, créateur d’histoires. A cela, il faut ajouter la pratique de divers arts martiaux ainsi que deux années d’escrime médiévale : comme vous ne manquerez pas de vous en rendre compte à la lecture de mes livres, ces éléments de mon passé influent assez nettement sur mon écriture actuelle.
Fidèle à mon idéal de jeunesse, je suivis à Lyon le cursus d’Histoire de l’Art et Archéologie jusqu’à son terme, pour finalement constater que la réalité de l’archéologie ne correspondait pas à ce que j’espérais, : en fait, chaque pas effectué en direction de la véracité scientifique m'éloignait un peu plus de mes véritables centres d'intérêt. Ajoutez à cela les reproches constants à propos de mon style, jugé "trop littéraire" (j'ai du mal à saisir ce que cela peut bien vouloir dire, mais passons) et vous comprendrez mieux que j'ai décidé de m’engager résolument dans l’écriture.
En 2005 fut publié L’Autre et le Néant, aux éditions de la Société des Ecrivains,  un recueil de nouvelles de Science-Fiction (Philip K. Dick est l’un de mes « Pères fondateurs », si je puis dire, aux côtés de Terry Pratchett et J.R.R. Tolkien).
A partir de 2006, j’ai formé le désir de revenir à mes premières amours (à savoir le médiéval-fantastique) et ai commencé le travail sur la saga de Soren Dajymo, dont Une ombre plus noire que la nuit est le premier volume.
Aujourd’hui, je travaille en Saône et Loire, en tant qu’animateur pédagogique dans un musée, consacrant l'intégralité de mes loisirs à la pousuite de ma saga.