mercredi 21 septembre 2011

Brèves de dédicaces... 5

Alors que je travaillais au corps le manuscrit d' Une ombre plus noire que la nuit, confortablement installé dans mon jardin, je vis venir à moi ma voisine octogénaire.
"Que faites-vous ?", me demanda-t-elle en jetant un regard circonspect à mon vieux PC.
"Et bien, j'écris un livre.", répondis-je.
Elle me fixa quelques secondes sans bouger, avant d'articuler cette terrible question : "Pourquoi ?"
J'ouvris la bouche pour répondre, puis la refermai, effaré du vide dont je venais de prendre conscience : je bredouillai une réponse quelconque afin de la contenter mais, une fois la vieille dame partie, je restai seul avec mon trouble. 
Sacrée question, en vérité ! Le pire, c'est que je sentais douloureusement l'absolue nécessité d'une réponse, faute de quoi cette entreprise serait vouée à rester vide de sens.
Des semaines durant (ou Dupont, comme on voudra), je cherchai la clef de cette énigme : pourquoi écris-je ?
Au final, je suis parvenu à cette conclusion : j'écris... parce que j'aime ça, tout simplement ! J'aime le chant des mots, la musique du verbe, j'aime l'idée d'emmener un lecteur dans les méandres du conte, de lui transmettre les images nées sous mon crâne par le biais de la plume, de partager avec lui le souffle épique des aventures légendaires... 

samedi 10 septembre 2011

Soren détective ?

J'ai longtemps hésité à faire de mon second volume une intrigue policière, à l'instar du premier : après tout, le succès d' "une ombre plus noire que la nuit" ne repose-t-il pas en partie sur cette enquête menée par Soren dans les ténèbres du monastère ?
Pourtant, j'ai fini par me détourner de cette option (toute séduisante qu'elle soit, notamment en termes de marketing, comme on dit en France^^) car elle ne correspond tout simplement pas à mon projet d'origine : Soren n'est pas un détective et n'a aucune vocation à le devenir. Mon intention était (et demeure) de narrer son incroyable parcours, commencé dans une humble ferme-yourte du Maïling pour finir... et bien vous verrez où en temps et en heure, mais en tout cas très loin de ce modeste départ !
J'espère que mes lecteurs trouveront néanmoins leur bonheur dans la suite de son épopée...

dimanche 4 septembre 2011

Un deuxième avis ?

Vous trouverez ci-dessous une chronique réalisée autour d' "Une ombre plus noire que la nuit" par un membre éminent de l'association Tolkiendil, oeuvrant pour la diffusion des oeuvres de J.R.R. Tolkien, dont j'ai eu le plaisir de croiser la route au dernier salon Trolls et Légendes de Mons (Belgique).

http://climaginaire.com/index.php/climaginaire/Livre/Roman-Nouvelle/Fantasy/Une-ombre-plus-noire-que-la-nuit

Bonne lecture^^

jeudi 1 septembre 2011

Le prochain rendez-vous

Et oui, Septembre est de retour et nous entamons, dans la joie (ou pas) le nouveau cru 2011-2012...
En tout cas, c'est bel et bien avec joie que je vous annonce notre prochain rendez-vous : j'ai en effet le plaisir de participer de nouveau au salon du Livre Fantasy, qui se tiendra les 5 et 6 Novembre à Crêches-sur-Saône (71).

L'an dernier, la manifestation, magnifiquement organisée, avait été un parfait succès. Pour plus d'infos, voici le lien^^
Venez nombreux :)

dimanche 21 août 2011

Brèves de dédicaces... 4

En 2005 parut mon premier livre, un recueil de nouvelles de S.-F. intitulé l'Autre et le néant. En couverture se trouvait, outre le titre, l'équation de l'inconnu (je la détaillerai plus tard si cela vous intrigue) et, dessous, un dessin de ma composition, que j'appelle mon "touareg maléfique" (voir ci-dessous). J'avais ressenti une grande fierté en ouvrant le carton de mes exemplaires gratuits : c'était ma création, mon bébé, en somme !



Lorsque j'eus fait parvenir un exemplaire de ce recueil à mon frère, l'une de mes trois adorables nièces (je ne dirai pas laquelle, histoire de ne pas cafter) me posa alors cette terrible question : "Ils ne t'ont pas laissé le choix, pour la couverture, tonton ?"
Les enfants sont cruels...

vendredi 12 août 2011

Brèves de dédicaces... 3

Je vis un jour venir à moi une dame aux allures de fouine suspicieuse, laquelle se mit à tourner autour de mon étal avec la moue contrariée d'un requin affligé d'une rage de dents. J'avais d'ores et déjà remarqué que le personnel de la librairie où je me trouvais riait sous cape, car l'intéressée y était connue de longue date pour ses interventions intempestives. Soudain, elle se planta devant moi et me dit : "C'est bien simple, je ne comprends même pas que l'on écrive du fantastique !"
Je clignai des yeux un bref instant, partagé entre l'hilarité et l'irritation, tout en écoutant cette personne m'expliquer que, selon elle, les témoignages réels, vécus, étaient infiment plus précieux que les égarements de l'esprit de la littérature fantastique.
Ce à quoi je rétorquai : "Et bien, voyez-vous, moi c'est l'inverse : quand je vois la noirceur du réel, je ne comprends vraiment pas qu'on puisse vouloir s'en remettre une couche !"
Elle hocha la tête sans mot dire et s'en fut, en quête de rêves à briser ou de noir à broyer...^^

vendredi 5 août 2011

Brèves de dédicaces... 2

Alors que je venais tout juste de m'installer pour une séance de dédicaces, un monsieur fort respectable s'arrête devant mon étal, contemple la couverture de mon roman et me lance : "Est-ce que la relation au cheval est particulièrement développée dans votre ouvrage ?".
Après un bel effort pour ignorer toute pensée déplacée, je fus tenté de lui rétorquer la célèbre réplique du film Princess Bride : "Vous commencez toutes vos conversations comme ça ? ", mais parvins à m'en abstenir.
Il enchaîna ainsi : "Voyez-vous, il existe des ouvrages très intelligents, où la dimension dialectique, fusionnelle entre le cavalier et sa monture est développée de manière subtile..."
Je rétorquai alors : "J'ai bien peur que mon roman ne possède pas cette intelligence...", tout en me demandant avec quelque appréhension si tous les visiteurs de l'après-midi allaient être comme celui-ci.
Pour la petite histoire, ce monsieur préparait en fait un colloque sur le cheval, ceci expliquant cela^^