lundi 17 septembre 2012

le prochain rendez-vous^^

Et voici venir le prochain rendez-vous de Soren et du public ! J'ai pour la seconde fois le plaisir de participer au salon du livre de Saint Laurent sur Saône, les 20 et 21 Octobre 2012. C'est un rendez-vous littéraire de premier plan, dont le thème est, cette année, "le territoire", notion ô combien centrale dans les aventures de Soren.


En espérant avoir le plaisir de vous y croiser,
J.R. (et oui, comme le méchant dans Dallas^^)

dimanche 9 septembre 2012

ça vaut le détour^^

Voici un lien qui m'a été communiqué par un ami et qui conduit à 4 planches de bd (cliquer sur "suivant" en bas) qui devraient parler à tous les amateurs de fantastique. Je ne dirais qu'une seule chose : c'est tellement vrai, hélas...

http://www.bouletcorp.com/blog/2009/04/24/la-guerre-des-mondes-0104/

mardi 4 septembre 2012

Brève de dédicaces...8

Alors que je me trouvais à Pérouges en compagnie de mon pote A. Broccard, auteur lui-aussi (le cycle d'érèbe), nous fûmes abordés par celui qui devait rester dans ma mémoire sous le nom de "Joe le manouche". Longue queue de cheval, chemise à dragons bleu électrique généreusement ouverte sur torse bronzé, pendentif de madonne entre les pectoraux, boucle de ceinture flashy et j'en passe (oui, sinon je vomis)...
Il vint vers nous d'une démarche assurée et nous apostropha en ces termes : "C'est quoi, vos bouquins ?"
Mon ami entreprit de lui répondre : "Et bien c'est l'histoire d'un flic qui..."
Mais l'autre l'interrompit aussitôt d'un geste péremptoire : "Ah, non, moi les flics, c'est pas possible. Et le tien ?", me dit-il.
J'expliquai. Lui, perplexe, me sortit : "Moi, je sais qu'un livre va me plaire rien qu'en l'ouvrant et en choisissant un mot au hasard.", ce qu'il fit en "direct live" sous nos yeux incrédules. Le choix du destin ne dut pas lui convenir, car il réitéra la manoeuvre, sans paraître plus convaincu. "Combien tu le vends ?", me demanda-t-il avec une moue qui trahissait la douleur que l'acte de payer éveillait en lui.
"C'est 15 euros", dis-je (c'était mon recueil de nouvelles de S.-F.), ce qui valut à mon livre un retour express sur la table.
Là, ce personnage coloré se planta devant nous et, avec l'aplomb inébranlable des esprits limités, nous lança ce trait sans appel : "Voyez, les gars, je pense que ça va vous porter chance de m'avoir rencontré !", ce sur quoi j'explosai enfin de rire, me levai et lui envoyai une grande tape dans le dos, répondant sur le même mode : "Et bien, tu vois, c'est tout le mal que je nous souhaite !"
Et il s'en fut, superbe et généreux (ou pas !), visiblement satisfait de cet échange digne de la quatrième dimension...

dimanche 12 août 2012

Vieux motard que jamais !

Voici enfin une photo qu'il me tenait à coeur de publier sur cette page. Lors des Rencontres autour du Livre organisées en juin par l'Académie de Mâcon, j'ai eu le plaisir de faire la connaissance d'Alain Bombrun, un très sympathique collègue d'écriture (son livre est au premier plan), grâce à l'amabilité duquel je peux vous produire cette image. Pourquoi un tel délai ? Facéties d'ordinateur ! Pour une obscure raison, cette image refusait de s'afficher sur le blog : Alain m'a donc renvoyé la même, et... ça marche. Allez comprendre...
En tout cas, un excellent souvenir : c'est aussi pour ces moments privilégiés que l'aventure du livre vaut d'être vécue.


jeudi 9 août 2012

Un poème moins noir que la nuit ?^^

L'un de mes amis et fervent visiteur de ce blog (ce dont je te remercie vivement, David^^) s'est trouvé un peu attristé par le poème noir que j'ai publié la dernière fois dans ces pages (soit dit en passant, j'en suis enchanté car, qu'on l'aime ou non, il touche le lecteur, ce qui est selon Charles Baudelaire dans les Curiosités esthétiques à la fois la raison d'être et le signe distinctif d'une oeuvre d'art. Double merci, donc^^). Ainsi que je l'avais promis, en voici un plus léger, "moins noir que la nuit" (petit clin d'oeil en passant aux aventures de Soren), le dernier que j'ai composé (en 2006 il me semble).

J’avais vécu aveugle sans même le savoir
« Lumière » n’était qu’un mot, tout comme l’était « noirceur » :
Sans l’or de ton visage, comment aurais-je pu voir ?
Tu es l’astre du jour qui fait chanter les heures.

Tes yeux sont deux caresses, océans de douceur
Dans lesquels me plonger est un supplice divin :
Quand j’y baigne tout entier, intense est mon bonheur,
Ma déchirure profonde, lorsque je n’y suis point.

Mon âme est chavirée par l’ourlet de tes lèvres,
Roseaux agiles et souples, promesses sensuelles
Qui dansent devant ta voix lorsque celle-ci s’élève
Et de son chant gracile éclipse le soleil.

Périclès et Phidias, au fond de leur tombeau
Se retournent souvent lorsque tu te dénudes :
Ces statues si parfaites qu’ils tenaient pour « le beau »
A ta beauté finale n’étaient donc qu’un prélude !

Pour tout vous dire, je l'ai écrit pour celle qui est devenue mon épouse, raison pour laquelle ce poème a été le dernier : en ce qui me concerne, quand le coeur est comblé, la muse est au repos :)

mardi 31 juillet 2012

A quoi ça rime ?

Je me risque à vous livrer un texte inhabituel. En furetant dans mes vieux dossiers, je suis tombé sur des poèmes noirs que j'ai écrits en 2004 après une série de désillusions diverses. Ils traitent tous plus ou moins du désamour et de l'hypocrisie. Certains sont trop noirs pour être cités dans ces pages : vous noterez donc que celui-ci fait partie des plus guillerets, ce qui peut n'être pas évident au premier regard^^.

LES HYENES


Jadis porté aux nues, ils saliront mon nom,
Evoqueront des défauts que je n'ai jamais eus,
Raconteront des faits qu'aucun d'eux n'aura vu :
M'ont-ils un jour aimé ? Ils vous diront que non.

Que reste-t-il des rires lorsque les masques tombent ?
Tous ces "merci" fugaces, ces molles accolades :
Des élans affectés sur une mascarade !
C'est avec des sourires qu'ils ont creusé ma tombe.

La rigole de l'oubli charrie des eaux turpides,
Mon souvenir fané vient en gonfler l'écume ;
Ces bonheurs partagés et ces joies que nous eûmes
Sont des boyaux fumants sur une bile morbide !

Telle une hyène tapie dans un trou insondable
Son esprit se claquemure tout au fond de son corps :
Dans l'étreinte glacée de ces bras que j'ignore,
Je me prends à rêver d'un amour véritable...


samedi 14 juillet 2012

Tout n'est qu'une question de point de vue...

Dans une présentation sur la Préhistoire (dans mon "autre" travail, comme je dis parfois), j'ai récemment posé la question suivante à un groupe d'élèves, dans le but d'obtenir le mot "nomade" :
"Comment appelle-t-on les gens qui se déplacent continuellement, sans habitat fixe ?"
Un petit garçon m'a fait la réponse suivante : "Des clodos ?"
C'est pas faux... il est vrai que je faisais plutôt référence à un choix, mais comment l'aurait-il su ?
La vérité n'est très souvent qu'une question de point de vue... comme l'histoire du verre à moitié vide ou à moitié plein. A ce sujet, mon frère m'a dit un jour, non sans sagesse : "C'est un faux problème : un verre, ça doit être plein, ou vide, ça n'a rien à faire entre les deux."
Il est vrai qu'il faut vraiment avoir du temps à perdre pour se tirebouchonner l'occiput à se demander laquelle des deux moitiés l'emporte sur l'autre, d'autant que, par définition, des moitiés sont équivalentes :)