mercredi 11 août 2021

"Impossible n'est pas français..."

 Si le proverbe dit "Impossible n'est pas français", tout le monde sur la planète s'accorde en revanche à dire que le français est impossible. Pas le touriste (quoi que...), mais la langue elle-même.

Voici une anecdote rapportée par un ami. Lui et sa collègue se trouvaient en téléconférence avec des clients étrangers mais francophones. Ils en étaient à proposer des dates de rencontre. L'un des clients en avança une. La collaboratrice répondit alors : "Ben, à ce moment-là... plutôt plus tard !"

Imaginez un peu le désarroi de ces non-natifs, qui entendirent "A ce moment-là" (ce qui pour eux voulait dire "à la date choisie", et non le sens figuré de "dans ce cas"), "plus tôt/plus tard", comme une sorte de qcm informatique, le tout évoquant un brusque accès de démence temporelle. 

On imagine sans peine leur mine déconfite... tiens, en parlant de confier : l'orthographe compte, aussi. Car si vous écrivez : "Je confie mes enfants" ou "Je confis mes enfants", vous ne racontez pas du tout la même histoire...

vendredi 6 août 2021

l'égoût et les couleurs...

 Parmi les étrangetés de la langue française se trouve la gestion des couleurs. Si. 

Je l'ai déjà signalé il y a longtemps, mais prenez la cuisson d'un steak : pourquoi un steak "bleu" est-il rouge ? A l'inverse, pourquoi le sang rouge des nobles est-il dit "bleu" ? 

J'ajouterai ceci : on dit "avoir une peur bleue" et pourtant "être vert de peur", alors même que la terreur nous rend "blanc comme un linge" ! Faudrait se décider, quand même ! Et la colère ? Et bien figurez-vous que la colère noire nous fait voir rouge ! Si ! Et l'amour n'échappe pas à la règle : lorsqu'on est "fleur bleue", ne voit-on pas "la vie en rose" ? 

Ce qui m'amène à la conclusion suivante : parmi les linguistes ayant engendré la langue française, il devait y avoir un ou deux daltoniens...

mercredi 4 août 2021

Bienvenue aux Suédois

 Ces derniers temps, mon blog enregistre énormément de connexions depuis la Suède. 

De deux choses, l'une : soit j'ai de nouveaux fans en Suède, soit il s'agit d'un flux de connexions automatiques (un ami a tenté de m'expliquer mais j'ai cessé d'écouter après "automatiques"...). 

Alors soyons optimistes et souhaitons la bienvenue à ces nouveaux lecteurs :) 

 

 Drapeau

mercredi 28 juillet 2021

L'hôtel des lumières au Puy-en-Velay

 Alors bon, il faut y aller, mais... il faut y aller, justement ! Une scénographie magnifique dans l'écrin de la cathédrale du Puy, sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle. Enchantement de couleurs et de sons, féérie musicale, voyage au cœur de la terre et des chefs-d’œuvre impressionnistes : une pure merveille. Personnel charmant et compétent, agréable et compréhensif : que demander de mieux ? Peut-être le grand final en chaise-longue dans la chapelle illuminée ? (Je vous jure)

Voici le lien : le site


jeudi 15 juillet 2021

Debout à quatre pattes ?!

 Sous ce titre étrange, une vision qui ne l'était pas moins. Hier, en sortant de mon lieu de travail, j'ai vu venir à moi une apparition des plus singulières. Il s'agissait d'un sexagénaire en habits de sport fluo, en train de courir à petites foulées. Jusque-là, rien d'anormal, me direz-vous. Certes, mais ce que vous ignorez, lecteurs critiques, c'est que l'homme en question courait avec une béquille dans chaque main !

Si ! Mais pas verticalement, prêtes à l'emploi, non : il les tenait horizontalement, comme un chasseur de la Préhistoire aurait pu faire avec deux sagaies. Alors là, je me suis dit : "Putain mais à quelle histoire ça correspond, ça ?"

Je me suis imaginé différents scénarios : était-il prévoyant au point d'emporter des béquilles au cas où il se blesserait ? Revenait-il tout juste de Lourdes et, encore pas très sûr de son miracle, préférait-il garder ses fidèles béquilles à portée de main ? "Il les amenait peut-être à une autre personne ?", m'a suggéré quelqu'un à qui j'ai raconté la scène. Possible aussi, oui. Si vous avez d'autres idées, je suis preneur 😆


mercredi 14 juillet 2021

Avril et Scot IV : "Cherokee Balboa" ?

 Bon, le titre n'est pas encore définitif, mais, pour teaser un peu, il s'agit de vacances mouvementées au Mexique pour nos deux héros, avec un mélange de légendes locales, de disparitions mystérieuses, de personnes sans scrupules et d'alcool (local, lui-aussi). 

Au programme : de nouveaux spectres, des serpents à plumes, le doux chant du calibre 45 au petit matin et, comme toujours, l'alchimie contre-nature du couple le plus improbable de toute l'histoire des couples d'enquêteurs :) 

La couverture, je ne l'imagine pas encore : je suis ouvert aux suggestions, au cas où. 

dimanche 4 juillet 2021

Ecrire par besoin...

 Cela faisait un peu plus de deux mois que je n'avais pas écrit une ligne, en proie au doute : je ne savais plus pourquoi je passais tant d'heures devant mon écran, à noircir des pages à destination de lecteurs hypothétiques. 

Alors, j'ai fait quelque chose que je n'avais plus fait depuis... et bien depuis toujours, en fait : rien. Je n'ai volontairement rien fait. J'ai écouté le silence de la vacuité. Et, dans l'écho de ce vide absolu, après deux mois de friche et de questionnements, j'ai eu ma réponse : j'écris parce que 1) j'aime ça et 2) j'en ai besoin.  

Oui, besoin car je suis un écrivain, désormais : écrire, c'est ce que je fais, c'est ce que je suis. J'ai recommencé ce matin même et c'était comme de reprendre mon souffle après une longue phase d'apnée : absolument délicieux et indéniablement vital.  

Bref, me revoilà, et c'est avec le volume 4 des aventures d'Avril et Scot que je remonte en selle (au singulier, oui, sinon l'image est beaucoup moins classe...). La suite de Sioux Later, Caisse Comanche et Inuit gravement à la santé, des polars humoristiques teintés de fantastique. Je sais que certains d'entre vous l'attendent 😎