jeudi 17 avril 2014

Le silence est d'or ?

Il est vrai que j'ai été plus silencieux qu'à l'accoutumée, ces derniers mois, notamment parce que j'ai investi mon temps et pas mal d'efforts dans la préparation du concours d'assistant de conservation du patrimoine et... mon silence a payé :)
Alors, bon, préparez-vous à mon retour en force !
J'attaque direct avec ces deux perles des patients de médecins que j'ai entendues ce matin à la radio : 
- "A l'hôpital, on m'a fait subir une euthanasie locale" : il y a de la poésie dans ce concept de petite mort circonscrite, non ?
- "Docteur, je suis venu vous voir parce que tous les médecins sont des cons !" : ce qui me fascine, moi, c'est d'imaginer ce que le praticien concerné a bien pu répondre à cela...

vendredi 21 mars 2014

Back again :)


 Comme il y a pas mal de nouveaux visiteurs sur ce blog ces jours derniers, je me permets un petit rappel^^. Que diriez-vous d'un roman policier, aussi fantastique que déjanté comme "Sioux later" ? Téléchargeable sur Kindle ou sur votre pc après installation d'un petit logiciel gratuit et tout simple à installer. Merci d'avance et bonne rigolade !

"L’un est aussi mystique qu’un kilo de plomb, l’autre moins terre-à-terre qu’un bonze shooté aux amphets. Rien ne prédestinait Scot O’Connel, le flic d’origine irlandaise et Avril J. Tucker, l’ethnologue d’ascendance Cherokee à se rencontrer un jour.
Rien, hormis les facéties du destin, précisément.
...
Et voilà que des meurtres atroces, une enquête complexe et une réalité flageolante leur tombent dessus à bras raccourcis. A mesure que les cadavres atrocement mutilés s’amoncèlent comme autant de puzzles sanglants, l’étau se resserre autour des deux hommes, en un piège mortel qui pourrait bien conduire à l’apocalypse.
Une seule chose les réunit : la ferme intention de faire payer les vrais coupables, quittes à distribuer des mandales et plus si affinités (des pêches, des marrons et même des pruneaux, si nécessaire).
Vaudrait mieux, car les gars d’en face ne sont pas vraiment venus pour leur chanter des cantiques…"



La naissance d'un monde...^^

Hier soir, alors que je jouais avec mon fiston d'un an et trois mois, j'ai eu la chance inestimable d'assister en direct à la naissance d'un monde... J'explique : ayant appris le mot "doudou" à la garderie pour désigner sa peluche fétiche, j'étais en train de lui montrer une autre peluche, un panda que nous nommons "Bambou". 
Je lui ai dit : "Tu vois, c'est Bambou." ; il a répété : "Bam-bou", ce qui a déjà gonflé de fierté mon coeur de papa et, là, prenant un air sérieux, il a ajouté : "Bambou doudou.", comme une évidence.
Bambou doudou. 
Tout est dit. Suprême exploit de cet esprit naissant : sans aucune fioriture et juste devant mes yeux, il vient d'associer deux concepts abstraits et de créer sa toute première phrase. En démiurge qui s'ignore encore, il vient d'enclencher à la fois son propre Big-bang et la conquête de l'espace ! Il a donné le départ de la plus grande aventure qui soit, bien plus fondamentale que d'envoyer des crétins paumer des balles de golf sur la lune ou polluer la planète Mars, je veux parler de celle de l'esprit, du langage et, partant, de la connaissance...
Trop fort...
Et j'y étais !

vendredi 14 mars 2014

Les définitions comme on les aime...

Je ne me lasse pas des définitions tombées de la quatrième dimension : en voici une. 
En cherchant le sens de "psychrométrie" (si, si, ça existe) je suis tombé sur les lignes qui suivent : 

"Le rapport psychrométrique relie l'humidité absolue et l'humidité maximale avec la différence entre la température de bulbe humide et celle de saturation adiabatique."

C'EST TOUT DE SUITE PLUS CLAIR, NON ?!

dimanche 23 février 2014

Enfoncer des portes ouvertes...

Ayant récemment réussi les écrits d'un concours de la fonction publique, j'occupe une partie substantielle de mon temps à en préparer l'oral, c'est à dire à ingurgiter cette belle littérature administrative si chère à mon coeur. 
En voici un exemple criant :

"Toutes les dépenses qui ne sont ni obligatoires ni interdites sont facultatives"...
On s'en serait douté, nan ?!
C'est un peu comme de dire "toutes les portes qui ne sont ni ouvertes, ni fermées sont entrouvertes" !
Alors que tout le monde sait, depuis Pierre Desproges, qu'une porte est ouverte ou bleue ! :)

samedi 22 février 2014

"China" aucun sens...^^

J'aimerais vous faire partager cette réflexion fondamentale que j'ai lu il y a quelques jours (sur Facebook, il me semble) :

"Est-ce que les touristes chinois qui viennent à Paris pour acheter des bibelots à prix d'or réalisent que, pour la plupart, ils sont "made in China" ?"

Effrayant, non ?^^

samedi 18 janvier 2014

Comment marcher au pas...

Je vous ai retrouvé un petit bijou, dont Pierre Desproges avait fait un sketch sans même changer une virgule, tant l'ensemble est digne de la quatrième dimension. Il s'agit d'un texte de 1738, contenant des directives destinées à apprendre la marche au pas aux jeunes recrues et d'un ajout légèrement postérieur qui termine d'enfoncer un clou pourtant déjà bien enraciné. 
Je vous laisse apprécier^^

« La longueur du pas ordinaire est de 75 centimètres d'un talon à l'autre talon et la vitesse du pas sera de 76 pas par minute.
L'instructeur, voyant la recrue affermie dans la position, lui expliquera le principe et le mécanisme du pas, en se plaçant en face du soldat à sept pas de lui.
En meme temps qu'il expliquera le principe, l'instructeur exécutera lui-même lentement le pas.
L'instructeur dira premièrement : "en avant" et deuxièmement : "marche".
Au premier commandement, "en avant", le soldat portera le poids du corps sur la jambe droite.
Au second commandement, "marche", le soldat portera vivement mais sans secousse, le pied gauche en avant, à 75 centimètres du pied droit, le jarret tendu, la pointe du pied un peu baissée, et légèrement tournée en dehors.
Il portera en même temps le poids du corps en avant, et posera, sans frapper, le pied gauche à plat, exactement à la distance où il se trouve du pied droit, tout le poids du corps se portant sur le pied qui est déjà posé à terre.
Le soldat passera ensuite vivement, mais sans secousse, la jambe droite en avant, le pied passant près de la terre, et posera ce pied droit à la même distance et de la même manière qui vient d'être expliquée pour le pied gauche.
Le soldat continuera ainsi de suite, un pied après l'autre, sans que les jambes se croisent."

(Ordonnance sur l'exercice et les manoeuvres de l'infanterie, 1738 - toujours en vigueur)

"Le pied qui est en arrière, ne doit abandonner le contact avec le sol que lorsque celui qui est devant y a déjà pris appui. »

(Bulletin des Armées, "La marche sportive", 7 mars 1917)

 Et on s'étonne qu'il y ait des guerres, après ça...