Suite au salon A Little Country Of de dimanche dernier, ce bel article né de la rencontre avec Maryse, journaliste du web journal Mâcon Infos, aussi passionnée qu'elle me décrit
Merci beaucoup !
Suite au salon A Little Country Of de dimanche dernier, ce bel article né de la rencontre avec Maryse, journaliste du web journal Mâcon Infos, aussi passionnée qu'elle me décrit
Merci beaucoup !
Hier soir, j'ai entendu Mr Delahousse sur France 2 poser cette question à propos du King : "Elvis Presley est-il définitivement immortel ?"
Alors là, comme ça, j'ai envie de répondre "oui". Déjà car je ne crois pas que l'éternité puisse être un état temporaire : c'est le genre de choses qu'on fait pour toujours, généralement. Je sais, je chipote et on comprend ce qu'il a voulu dire, mais "est-il véritablement" ou effectivement" eût été plus conforme à la logique du français.(Ah, et en parlant de cela, au fait, Mr Delahousse : la conjonction de coordination "et" se prononce "é" et non "hai", notamment pour le différencier de "est")
Oui, Elvis est immortel, car le King sera toujours le King : la question ne se pose même pas 😂 Il a changé la musique comme Matrix a changé le cinéma d'action : durablement.
Bien que le salon ait été annulé, une journée de rencontres aura tout de même lieu le 24 octobre à Charnay-Lès-Mâcon, un "Micro Salon" dans la
salle annexe de Espace de la Verchère. Plus petit mais convivial, expos, boutique,
auteurs, créateurs !! Dont votre serviteur...
Attention "pass sanitaire" nécessaire pour les exposants et les visiteurs !!
C'est devenu la pire des banalités : tous ces clubs de sport, ces coachs sportifs, ces experts en développement personnel, etc., qui nous exhortent à "nous dépasser" ! Et pourtant, si l'on y réfléchit deux secondes, n'est-il pas résolument paradoxal de chercher à se trouver en se dépassant ? 😆
C'est comme "dépasser ses limites" : c'est impossible, par définition. Ou alors ça s'appelle une déchirure ou un claquage ! On peut repousser nos limites actuelles, approcher ou atteindre nos limites absolues, mais en aucun cas les dépasser ! Du moins pas sans bandages !
Ce titre de l'excellent Ed Sheeran pour vous dire, chers amis francophones, que nous n'avons pas l'apanage des mauvais usages de la langue (et je ne parle pas de ces photos de jeunes moscovites bourrés qui se la collent sur des poteaux gelés... oui, oui : la langue. What else ?, comme dirait G. Clooney😋). J'écoutais l'autre jour le titre "Bad habits" lorsqu'une phrase (la seconde) a éveillé mon attention :
My bad habits lead to late nights, endin' alone
Conversations with a stranger I barely know
Cette dernière se traduit en "conversations avec un étranger que je connais à peine."
Alors ne nous le cachons pas, Ed (vous permettez que je vous appelle Ed ? Oui ? Merci), c'est un peu le fait qu'on ne le connaisse pas, cet homme, finalement, qui fait de lui un étranger, n'est-ce-pas ? Donc il n'est guère utile de préciser que vous ne le connaissez pas : c'est le principe même d'un étranger, en fait.
Mais du coup, j'ai du mal aussi avec le "à peine" ("barely")... En effet, "à peine", ça veut dire "quand même un peu" et, du coup, ce n'en est plus un, d'étranger. C'est soit "quelqu'un que je connais à peine", soit "un étranger", mais cela ne peut être les deux...
J'ai écrit un jour "La différence entre un abime insondable et la connerie humaine, c'est que dans le premier cas, on peut supposer l'existence d'un fond !"
Le second abysse est, hélas, beaucoup plus profond... en voici encore une preuve. Près de chez-moi, une boîte à livres a été installée. Jusque-là, tout va bien. Dans les faits, elle sert un peu de poubelle de bibliothèque : tous les livres qui ne servent à rien ou n'intéressent personne y sont "charitablement" déposés... jusque-là, rien que de très normal, je vous l'accorde.
Mais hier, j'ai vu qu'on y avait glissé... une cassette vidéo. Si. On pourrait penser que l'expression "boîte à livres" est assez explicite mais, comme disait Audiard, "les cons ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnait". Mais bon allez, ok, positivons : cette personne s'est peut-être dit "peu importe le vecteur, pourvu qu'on aie l'ivresse !".
Ouais... le hic, c'est que des lecteurs VHS, il n'en reste pas des masses en fonction, si ? Donc, oublions la "positive attitude" et inclinons-nous une nouvelle fois avec humilité devant la toute puissance de la bêtise...
Tout comme la sempiternelle question au changement d'heure (d'été ou d'hiver)"Est-ce qu'on dort plus ou moins ?", il est un point de la langue française qui divise ceux qui la pratiquent : quand, un lundi, quelqu'un vous dit "à Jeudi prochain", parle-t-il du prochain jeudi ou de celui d'après ? Si vous ne comprenez pas ma phrase, c'est que vous faites partie du groupe 1 :)
Néanmoins, beaucoup (dont moi) considèrent qu'il ne s'agit pas de celui qui arrive, mais de celui d'après. Grammaticalement, je crois cependant que "prochain" ne laisse guère de doute : il indique celui qui est le plus proche, donc celui qui arrive. Pas convaincus ? Alors vous êtes dans le groupe 2 :)
En conclusion : mieux vaut donner la date, ça lève toute ambiguïté !