vendredi 21 mars 2014

La naissance d'un monde...^^

Hier soir, alors que je jouais avec mon fiston d'un an et trois mois, j'ai eu la chance inestimable d'assister en direct à la naissance d'un monde... J'explique : ayant appris le mot "doudou" à la garderie pour désigner sa peluche fétiche, j'étais en train de lui montrer une autre peluche, un panda que nous nommons "Bambou". 
Je lui ai dit : "Tu vois, c'est Bambou." ; il a répété : "Bam-bou", ce qui a déjà gonflé de fierté mon coeur de papa et, là, prenant un air sérieux, il a ajouté : "Bambou doudou.", comme une évidence.
Bambou doudou. 
Tout est dit. Suprême exploit de cet esprit naissant : sans aucune fioriture et juste devant mes yeux, il vient d'associer deux concepts abstraits et de créer sa toute première phrase. En démiurge qui s'ignore encore, il vient d'enclencher à la fois son propre Big-bang et la conquête de l'espace ! Il a donné le départ de la plus grande aventure qui soit, bien plus fondamentale que d'envoyer des crétins paumer des balles de golf sur la lune ou polluer la planète Mars, je veux parler de celle de l'esprit, du langage et, partant, de la connaissance...
Trop fort...
Et j'y étais !

vendredi 14 mars 2014

Les définitions comme on les aime...

Je ne me lasse pas des définitions tombées de la quatrième dimension : en voici une. 
En cherchant le sens de "psychrométrie" (si, si, ça existe) je suis tombé sur les lignes qui suivent : 

"Le rapport psychrométrique relie l'humidité absolue et l'humidité maximale avec la différence entre la température de bulbe humide et celle de saturation adiabatique."

C'EST TOUT DE SUITE PLUS CLAIR, NON ?!

dimanche 23 février 2014

Enfoncer des portes ouvertes...

Ayant récemment réussi les écrits d'un concours de la fonction publique, j'occupe une partie substantielle de mon temps à en préparer l'oral, c'est à dire à ingurgiter cette belle littérature administrative si chère à mon coeur. 
En voici un exemple criant :

"Toutes les dépenses qui ne sont ni obligatoires ni interdites sont facultatives"...
On s'en serait douté, nan ?!
C'est un peu comme de dire "toutes les portes qui ne sont ni ouvertes, ni fermées sont entrouvertes" !
Alors que tout le monde sait, depuis Pierre Desproges, qu'une porte est ouverte ou bleue ! :)

samedi 22 février 2014

"China" aucun sens...^^

J'aimerais vous faire partager cette réflexion fondamentale que j'ai lu il y a quelques jours (sur Facebook, il me semble) :

"Est-ce que les touristes chinois qui viennent à Paris pour acheter des bibelots à prix d'or réalisent que, pour la plupart, ils sont "made in China" ?"

Effrayant, non ?^^

samedi 18 janvier 2014

Comment marcher au pas...

Je vous ai retrouvé un petit bijou, dont Pierre Desproges avait fait un sketch sans même changer une virgule, tant l'ensemble est digne de la quatrième dimension. Il s'agit d'un texte de 1738, contenant des directives destinées à apprendre la marche au pas aux jeunes recrues et d'un ajout légèrement postérieur qui termine d'enfoncer un clou pourtant déjà bien enraciné. 
Je vous laisse apprécier^^

« La longueur du pas ordinaire est de 75 centimètres d'un talon à l'autre talon et la vitesse du pas sera de 76 pas par minute.
L'instructeur, voyant la recrue affermie dans la position, lui expliquera le principe et le mécanisme du pas, en se plaçant en face du soldat à sept pas de lui.
En meme temps qu'il expliquera le principe, l'instructeur exécutera lui-même lentement le pas.
L'instructeur dira premièrement : "en avant" et deuxièmement : "marche".
Au premier commandement, "en avant", le soldat portera le poids du corps sur la jambe droite.
Au second commandement, "marche", le soldat portera vivement mais sans secousse, le pied gauche en avant, à 75 centimètres du pied droit, le jarret tendu, la pointe du pied un peu baissée, et légèrement tournée en dehors.
Il portera en même temps le poids du corps en avant, et posera, sans frapper, le pied gauche à plat, exactement à la distance où il se trouve du pied droit, tout le poids du corps se portant sur le pied qui est déjà posé à terre.
Le soldat passera ensuite vivement, mais sans secousse, la jambe droite en avant, le pied passant près de la terre, et posera ce pied droit à la même distance et de la même manière qui vient d'être expliquée pour le pied gauche.
Le soldat continuera ainsi de suite, un pied après l'autre, sans que les jambes se croisent."

(Ordonnance sur l'exercice et les manoeuvres de l'infanterie, 1738 - toujours en vigueur)

"Le pied qui est en arrière, ne doit abandonner le contact avec le sol que lorsque celui qui est devant y a déjà pris appui. »

(Bulletin des Armées, "La marche sportive", 7 mars 1917)

 Et on s'étonne qu'il y ait des guerres, après ça...

dimanche 29 décembre 2013

Rencontres ferroviaires

Sur le chemin d'une formation professionnelle à Troyes, je prends une correspondance à Paris et cherche ma place 56. J'ouvre la porte d'un compartiment à 8 places : vide. Enfin, vide à l'exception d'un géant à large chapeau bleu. Hagrid d'Harry Potter avec le couvre-chef de Gandalf ! Ajoutez une chemise de bûcheron, une barbe courte et de petites lunettes noires et vous aurez une image assez convaincante. Je cherche des yeux le n°56 et je constate qu'il disparaît aux trois-quarts sous la cuisse imposante de l'occupant du siège 57... je décide de sourire et de lancer : "Normalement, je devrais m'assoir là...", dis-je en désignant le quart de siège restant, "... mais bon, comme il n'y a pas foule, je ne vais pas me coller tout de suite, hein ?"
Là, pour les connaisseurs, le mec me lance un regard à la Miyazaki, vous voyez ? Avec juste un oeil  qui se déplace sur son visage marmoréen. Il pousse un grognement bref, dans lequel je vois (dans lequel je désire voir) un assentiment.
Quelques kilomètres plus loin, une mère et son fils montent devant nous. La jeune femme finit par se pencher vers le géant : "Excusez-moi mais... vous n'étiez pas dans ce même train, lundi ?", lui demande-t-elle.
"Non...", répond-il placidement.
"Vous êtes sûr ?", insiste-t-elle.
"Oui. Je ne prends jamais le train le lundi."
Et là, elle a cette phrase fantastique, la plus improbable des réponses dans ce contexte : "Ah. J'ai du confondre..."
Mes sourcils se haussent, ma mâchoire s'abaisse : confondre ?! Comment ça confondre ? Le mec fait deux mètres, 140 kilos, porte un chapeau bleu et les lunettes de Keanu Reeves dans Matrix et elle pense l'avoir confondu ?! Le géant et moi échangeons d'ailleurs un regard surpris : il n'en revient pas non plus, Hagrid ! Lui qui se croyait à l'abri de toute confusion, le voilà brusquement confronté à l'anonymat, à l'invisibilité encourue par le commun des mortels !
Bon, après enquête, il s'est avéré que ce n'était pas lui qu'elle avait confondu, mais le jour où elle l'avait aperçu dans le train : c'était mardi, en fait... 

lundi 16 décembre 2013

Une pensée en passant...

L'inspiration est un processus curieux... 
on se retrouve parfois, presque à son corps défendant, avec une idée incongrue dans la tête, tombée d'on ne sait où, qui fait germer les prémices d'un début d'autre chose... je ne crois pas que ce sera le cas de la pensée de ce matin, dans la mesure où elle constitue un tout en soi. 
La voici.

"Si mon voisin de 80 balais se montre irascible, est-ce que cela fait forcément de lui un octo-vénère ?"