samedi 22 février 2014

"China" aucun sens...^^

J'aimerais vous faire partager cette réflexion fondamentale que j'ai lu il y a quelques jours (sur Facebook, il me semble) :

"Est-ce que les touristes chinois qui viennent à Paris pour acheter des bibelots à prix d'or réalisent que, pour la plupart, ils sont "made in China" ?"

Effrayant, non ?^^

samedi 18 janvier 2014

Comment marcher au pas...

Je vous ai retrouvé un petit bijou, dont Pierre Desproges avait fait un sketch sans même changer une virgule, tant l'ensemble est digne de la quatrième dimension. Il s'agit d'un texte de 1738, contenant des directives destinées à apprendre la marche au pas aux jeunes recrues et d'un ajout légèrement postérieur qui termine d'enfoncer un clou pourtant déjà bien enraciné. 
Je vous laisse apprécier^^

« La longueur du pas ordinaire est de 75 centimètres d'un talon à l'autre talon et la vitesse du pas sera de 76 pas par minute.
L'instructeur, voyant la recrue affermie dans la position, lui expliquera le principe et le mécanisme du pas, en se plaçant en face du soldat à sept pas de lui.
En meme temps qu'il expliquera le principe, l'instructeur exécutera lui-même lentement le pas.
L'instructeur dira premièrement : "en avant" et deuxièmement : "marche".
Au premier commandement, "en avant", le soldat portera le poids du corps sur la jambe droite.
Au second commandement, "marche", le soldat portera vivement mais sans secousse, le pied gauche en avant, à 75 centimètres du pied droit, le jarret tendu, la pointe du pied un peu baissée, et légèrement tournée en dehors.
Il portera en même temps le poids du corps en avant, et posera, sans frapper, le pied gauche à plat, exactement à la distance où il se trouve du pied droit, tout le poids du corps se portant sur le pied qui est déjà posé à terre.
Le soldat passera ensuite vivement, mais sans secousse, la jambe droite en avant, le pied passant près de la terre, et posera ce pied droit à la même distance et de la même manière qui vient d'être expliquée pour le pied gauche.
Le soldat continuera ainsi de suite, un pied après l'autre, sans que les jambes se croisent."

(Ordonnance sur l'exercice et les manoeuvres de l'infanterie, 1738 - toujours en vigueur)

"Le pied qui est en arrière, ne doit abandonner le contact avec le sol que lorsque celui qui est devant y a déjà pris appui. »

(Bulletin des Armées, "La marche sportive", 7 mars 1917)

 Et on s'étonne qu'il y ait des guerres, après ça...

dimanche 29 décembre 2013

Rencontres ferroviaires

Sur le chemin d'une formation professionnelle à Troyes, je prends une correspondance à Paris et cherche ma place 56. J'ouvre la porte d'un compartiment à 8 places : vide. Enfin, vide à l'exception d'un géant à large chapeau bleu. Hagrid d'Harry Potter avec le couvre-chef de Gandalf ! Ajoutez une chemise de bûcheron, une barbe courte et de petites lunettes noires et vous aurez une image assez convaincante. Je cherche des yeux le n°56 et je constate qu'il disparaît aux trois-quarts sous la cuisse imposante de l'occupant du siège 57... je décide de sourire et de lancer : "Normalement, je devrais m'assoir là...", dis-je en désignant le quart de siège restant, "... mais bon, comme il n'y a pas foule, je ne vais pas me coller tout de suite, hein ?"
Là, pour les connaisseurs, le mec me lance un regard à la Miyazaki, vous voyez ? Avec juste un oeil  qui se déplace sur son visage marmoréen. Il pousse un grognement bref, dans lequel je vois (dans lequel je désire voir) un assentiment.
Quelques kilomètres plus loin, une mère et son fils montent devant nous. La jeune femme finit par se pencher vers le géant : "Excusez-moi mais... vous n'étiez pas dans ce même train, lundi ?", lui demande-t-elle.
"Non...", répond-il placidement.
"Vous êtes sûr ?", insiste-t-elle.
"Oui. Je ne prends jamais le train le lundi."
Et là, elle a cette phrase fantastique, la plus improbable des réponses dans ce contexte : "Ah. J'ai du confondre..."
Mes sourcils se haussent, ma mâchoire s'abaisse : confondre ?! Comment ça confondre ? Le mec fait deux mètres, 140 kilos, porte un chapeau bleu et les lunettes de Keanu Reeves dans Matrix et elle pense l'avoir confondu ?! Le géant et moi échangeons d'ailleurs un regard surpris : il n'en revient pas non plus, Hagrid ! Lui qui se croyait à l'abri de toute confusion, le voilà brusquement confronté à l'anonymat, à l'invisibilité encourue par le commun des mortels !
Bon, après enquête, il s'est avéré que ce n'était pas lui qu'elle avait confondu, mais le jour où elle l'avait aperçu dans le train : c'était mardi, en fait... 

lundi 16 décembre 2013

Une pensée en passant...

L'inspiration est un processus curieux... 
on se retrouve parfois, presque à son corps défendant, avec une idée incongrue dans la tête, tombée d'on ne sait où, qui fait germer les prémices d'un début d'autre chose... je ne crois pas que ce sera le cas de la pensée de ce matin, dans la mesure où elle constitue un tout en soi. 
La voici.

"Si mon voisin de 80 balais se montre irascible, est-ce que cela fait forcément de lui un octo-vénère ?"

mercredi 20 novembre 2013

De retour du salon Fantasy 2013

Comme à chaque fois, cette édition a été le théâtre de rencontres enrichissantes et inattendues : de vieux camarades des vertes années lyonnaises où je pratiquais l'escrime médiévale, des visiteurs intéressés, des monstres et des guerriers et, bien entendu, le sympathique personnel encadrant du salon.
La présence de Sire Cédric (la "moovie star" de l'édition 2013) a par ailleurs su attirer les promeneurs jusqu'à la ferme du Joug-Dieu, l'écrin magnifique dans lequel le salon est organisé.
Petit bémol cependant cette fois-ci : une table ronde fantôme à laquelle j'avais été convié (sur le thème "Initiation et Fantasy") et qui est finalement passée à la trappe... Même s'il est vrai qu'une table ronde fantôme cadre finalement assez bien avec le contexte fantastique, je dois dire que la chose laisse comme un goût d'inachevé...
D'autant que j'avais pris sur mon "temps libre" (concept douteux lorsque l'on a la joie d'avoir un fils de 11 mois) pour potasser le sujet... mais bon, rien de grave et plein de bons souvenirs ! 
Voici quelques images (merci Nathalie)^^

 Votre serviteur, en compagnie de Ludivine, mon agent littéraire, avec laquelle je viens de débuter une collaboration que nous espérons tous deux fructueuse ;



Un bon vieux loup-garou des familles, qui a fait la joie et la terreur des enfants du salon ;



Ma fée et mon lutin rien qu'à moi :)



Une damoiselle pas du tout en détresse ^^ ;

lundi 11 novembre 2013

Comment voyager avec un saumon...

Non, je n'ai pas de nouveau mis les doigts dans une prise électrique^^
Ce titre étonnant n'est pas de moi, mais bien du célèbre Umberto Eco. "Comment voyager avec un saumon" est un curieux ensemble de récits personnels, de pensées décalées et de critiques sociales qui, bien de qualité inégale, atteignent parfois des sommets dignes des meilleurs textes de Desproges.
J'en veux pour preuve le passage qui suit, dans lequel l'auteur feint de vanter les mérites de gadgets insolites, le tout dans un humour noir sculpté au vitriol, d'un mauvais goût exquis : tout ce que j'aime, en somme. Je vous laisse apprécier.
 
"Vous le savez, pour éliminer leur cholestérol, les Américains font du jogging, c'est-à-dire qu'ils courent pendant des heures jusqu'à s'écrouler raides morts d'un infarctus. Pulse Trainer (59$95) se met au poignet, et un fil le relie à un petit capuchon de caoutchouc qu'on enfile au bout de l'index. Lorsque votre système cardio-vasculaire est au bord du collapsus, une alarme retentit. C'est un beau progrès si l'on songe que, dans les pays sous-développés, on s'arrête simplement quand on est hors d'haleine - un paramètre bien primitif qui explique sans doute pourquoi les enfants du Ghana ne font pas de jogging. Le plus étonnant, c'est qu'en dépit d'une telle négligence, ils n'aient pas une once de cholestérol."

samedi 9 novembre 2013

Paul et Mike...

Non, ce n'est pas le titre du dernier film assurant la promotion de l'amour entre cowboys, mais bien le mot incontournable du moment dans nos journaux télévisés : impossible de regarder les infos sans l'entendre encore et encore, à la manière d'une ponctuation entre rien et pas grand chose...
Or, "polémique" est un terme rien moins que léger : "polémos", en grec, c'est tout de même la guerre ! Les égarements inconsistants de la classe politique, les gesticulations creuses des people de synthèse ("allo, nan mais allo, quoi !") méritent-ils vraiment une telle intensité lexicale ? Pas sûr...