lundi 16 décembre 2013

Une pensée en passant...

L'inspiration est un processus curieux... 
on se retrouve parfois, presque à son corps défendant, avec une idée incongrue dans la tête, tombée d'on ne sait où, qui fait germer les prémices d'un début d'autre chose... je ne crois pas que ce sera le cas de la pensée de ce matin, dans la mesure où elle constitue un tout en soi. 
La voici.

"Si mon voisin de 80 balais se montre irascible, est-ce que cela fait forcément de lui un octo-vénère ?"

mercredi 20 novembre 2013

De retour du salon Fantasy 2013

Comme à chaque fois, cette édition a été le théâtre de rencontres enrichissantes et inattendues : de vieux camarades des vertes années lyonnaises où je pratiquais l'escrime médiévale, des visiteurs intéressés, des monstres et des guerriers et, bien entendu, le sympathique personnel encadrant du salon.
La présence de Sire Cédric (la "moovie star" de l'édition 2013) a par ailleurs su attirer les promeneurs jusqu'à la ferme du Joug-Dieu, l'écrin magnifique dans lequel le salon est organisé.
Petit bémol cependant cette fois-ci : une table ronde fantôme à laquelle j'avais été convié (sur le thème "Initiation et Fantasy") et qui est finalement passée à la trappe... Même s'il est vrai qu'une table ronde fantôme cadre finalement assez bien avec le contexte fantastique, je dois dire que la chose laisse comme un goût d'inachevé...
D'autant que j'avais pris sur mon "temps libre" (concept douteux lorsque l'on a la joie d'avoir un fils de 11 mois) pour potasser le sujet... mais bon, rien de grave et plein de bons souvenirs ! 
Voici quelques images (merci Nathalie)^^

 Votre serviteur, en compagnie de Ludivine, mon agent littéraire, avec laquelle je viens de débuter une collaboration que nous espérons tous deux fructueuse ;



Un bon vieux loup-garou des familles, qui a fait la joie et la terreur des enfants du salon ;



Ma fée et mon lutin rien qu'à moi :)



Une damoiselle pas du tout en détresse ^^ ;

lundi 11 novembre 2013

Comment voyager avec un saumon...

Non, je n'ai pas de nouveau mis les doigts dans une prise électrique^^
Ce titre étonnant n'est pas de moi, mais bien du célèbre Umberto Eco. "Comment voyager avec un saumon" est un curieux ensemble de récits personnels, de pensées décalées et de critiques sociales qui, bien de qualité inégale, atteignent parfois des sommets dignes des meilleurs textes de Desproges.
J'en veux pour preuve le passage qui suit, dans lequel l'auteur feint de vanter les mérites de gadgets insolites, le tout dans un humour noir sculpté au vitriol, d'un mauvais goût exquis : tout ce que j'aime, en somme. Je vous laisse apprécier.
 
"Vous le savez, pour éliminer leur cholestérol, les Américains font du jogging, c'est-à-dire qu'ils courent pendant des heures jusqu'à s'écrouler raides morts d'un infarctus. Pulse Trainer (59$95) se met au poignet, et un fil le relie à un petit capuchon de caoutchouc qu'on enfile au bout de l'index. Lorsque votre système cardio-vasculaire est au bord du collapsus, une alarme retentit. C'est un beau progrès si l'on songe que, dans les pays sous-développés, on s'arrête simplement quand on est hors d'haleine - un paramètre bien primitif qui explique sans doute pourquoi les enfants du Ghana ne font pas de jogging. Le plus étonnant, c'est qu'en dépit d'une telle négligence, ils n'aient pas une once de cholestérol."

samedi 9 novembre 2013

Paul et Mike...

Non, ce n'est pas le titre du dernier film assurant la promotion de l'amour entre cowboys, mais bien le mot incontournable du moment dans nos journaux télévisés : impossible de regarder les infos sans l'entendre encore et encore, à la manière d'une ponctuation entre rien et pas grand chose...
Or, "polémique" est un terme rien moins que léger : "polémos", en grec, c'est tout de même la guerre ! Les égarements inconsistants de la classe politique, les gesticulations creuses des people de synthèse ("allo, nan mais allo, quoi !") méritent-ils vraiment une telle intensité lexicale ? Pas sûr...

mercredi 30 octobre 2013

brève de dédicace : suite

Un monsieur vint à moi un jour (il me semble que c'était au Cultura de Givors), du genre "col roulé intello tendance ingénieur informaticien", et m'interrogea sur la nature d' "une ombre plus noire que la nuit". Une fois renseigné, il hocha la tête d'un air circonspect et me lâcha : "Oui, bon, mais moi je n'ai pas payé une fortune pour avoir un PC d'à peine un kilo pour me trimbaler un pavé pareil !", dit-il tout en agitant le pavé en question.
Je lui tendis ma carte de visite en lui disant : "Voici qui devrait mieux convenir à vos attentes..."
 

lundi 7 octobre 2013

actualité :)



Je vais avoir de nouveau cette année le plaisir de participer au Salon Fantasy de Crêches-sur-Saône : des rencontres passionnantes, des animations hautes en couleur, des tables rondes fascinantes (et je ne dis pa cela uniquement parce que j'y participe^^) et j'en passe ! Un rendez-vous à ne pas manquer, même si la météo est contre nous : c'est couvert :)

dimanche 25 août 2013

Do you parle franglais ?

      Pourquoi cédons-nous si facilement aux anglicismes ? Car il s'agit bien de facilité : si l'on doit reconnaître une qualité à l'anglais, c'est bien d'être pratique. Mais devons-nous pour autant nous en contenter ? Un exemple ? Volontiers. Deux, même ! 
      Pourquoi s'en tenir à "sexy" (terme suffisamment vague pour écraser toutes les nuances qui vont de la petite robe échancrée à la lingerie à clous des soirées masochistes) alors que nous disposons de mots aussi pertinents que "affriolante", "provoquante", "suggestive" et j'en passe, qui permettent d'introduire tant de nuances et de subtilité dans la description ?
      Il en va de même pour le mot "stress", contre lequel je rentre en croisade : il est partout, sans cesse, se propageant à la manière d'un virus tueur de nuances. Ecoutez, autour de vous, la façon dont il envahit le lexique, écrasant toute la richesse de notre idiome ! Aux armes, citoyens, ! Faisons l'effort d'aller chercher le fond de notre pensée : angoissé, sous pression, sur les nerfs, anxieux, oppressé, irrité, énervé, etc. Rien de très réjouissant, certes, mais tellement plus de sens, tellement plus de justesse dans l'expression de notre intériorité.