jeudi 23 juin 2011

Il y a du bon en lui...

Bien qu'il m'arrive de peiner à le reconnaitre, il y a parfois du bon dans l'humain... surtout lorsqu'il se montre à la fois généreux ET désintéressé, ce qui n'est pas fréquent. Or, j'ai eu la chance dernièrement d'être à trois reprises confronté à cette situation, aussi voudrais-je adresser un grand merci à quelques personnes. 
Merci à Maxime, pour commencer, qui, outre le fait d'avoir colorisé ma carte (voir les archives du blog), a suffisamment aimé mon livre pour en faire la promo tout autour de lui.
Un grand merci également à David et Mélanie, couple épatant connu via World of Warcraft (jeu en réseau passionnant mais dans lequel les rencontres sont loin d'être toutes enrichissantes...), qui m'ont proposé un relooking totalement gratuit de mon blog (qui devrait avoir lieu bientôt), simplement parce que mon livre leur semblait mériter mieux.
Merci enfin à Michaël, visiteur ô combien sympathique qui, lors d'une séance de dédicaces au Cultura de Givors, a non seulement été l'un des rares à acquérir mon livre ce jour-là, mais, à ma grande surprise, a poussé la générosité spontanée jusqu'à m'offrir deux stylos (et de marque, s'il vous plait !) en déclarant : "un auteur devrait avoir le choix dans ses plumes".
Merci également à vous tous qui, régulièrement, honorez ces pages de vos visites, vous dont le nombre croît chaque mois, pour mon plus grand plaisir !
Oui, décidément, il y a parfois du bon dans l'humain...

lundi 13 juin 2011

Des hommes et des dragons...

La colère d'Ubiquiter se cristallisa en un cône d'obsidienne qui devint la prison des douze Dragons de l'Arcane : au fil des siècles, la "dent aux dragons" (car cette montagne de verre volcanique ressemblait en tous points à une dent tombée de la gueule d'un titan) devint Dendragon, la capitale de Chanderneva. Quelle fut la cause de son ouverture, deux millénaires plus tard ? Nul ne le sait, mais la descendance des Douze premiers nés s'abattit sur le monde, ravageant tout sur son passage. Tout ce qu'Aeviris comptait de guerriers et de magiciens se fondit en une seule alliance et, aux termes de combats terribles et de sacrifices héroïques, l'on parvint à confiner ces monstres sur l'île qui porte aujourd'hui leur nom (à l'exception des Drakes de glace qui s'étaient réfugiés dans les crevasses de la banquise de Liouk).
On raconte que les Douze dorment encore dans des cavernes profondes sous le Croc, attendant qu'un nouveau maître vienne les tirer de leur torpeur...


jeudi 2 juin 2011

Des dragons et des hommes...



"Aeviris" a beau signifier "Terre des hommes", ces derniers doivent néanmoins la partager avec de nombreuses créatures, parmi lesquelles trônent les terribles dragons. La légende raconte qu'ils étaient eux-aussi des hommes, il y a fort longtemps, du moins pour les ancêtres de tous les autres. Les douze dragons de l'Arcane auraient été de très puissants mages, dont la soif de pouvoir les aurait poussé à commettre l'ultime sacrilège : dans le but de comprendre la nature du souffle vital, ces hommes sans scrupules auraient ouvert la poitrine d'un enfant pour en extirper cette énergie brute, encore vierge de toute souillure. Devant tant d'horreur, Ubiquiter lui-même aurait ouvert les cieux et frappé de son glaive de lumière ces monstres, tordant leur enveloppe charnelle afin qu'elle reflête la laideur de leur âme : les dragons étaient nés...

mercredi 1 juin 2011

jeudi 26 mai 2011

Un grand merci à tous !

Merci à vous qui, par votre fréquentation assidue, contribuez à faire augmenter les stats de ce blog, lequel dépasse à présent les 250 connexions par mois : c'est encore modeste, certes, mais la croissance est constante, ce qui est encourageant. Croyez-moi, sur le chemin ardu de l'édition, chaque étincelle de joie est la bienvenue.
Merci également à Mr et Mme Galvez de Chauffailles, grâce auxquels j'ai passé une journée de dédicaces tout simplement idéale : la librairie Gribouille est l'un de ces endroits magiques dans lesquels les gens s'attardent, échangent, prennent le temps d'apprécier la saveur de l'instant. Si vous passez dans la région, n'hésitez pas à en faire l'expérience.
Mille mercis, donc.

jeudi 12 mai 2011

Les premières lignes de la suite

Voici, en exclusivité, les toutes premières lignes du second volume des aventures de Soren, qui s'intitulera "le rempart de Jade" :

            La nature dormait.
En ce 17 du mois d’annonce de l’an 716 ap. FA, les rigueurs du Queste étaient en avance : le givre avait d’ores et déjà blanchi la lande du Maïling, tel un manteau de nacre déposé sur la brûlure de l’été.          
            La lune jetait un éclairage opalescent sur le paysage immobile, féerie statique de scintillements épars et de sons suspendus.
            Le serpent vaporeux d’un panache de fumée s’élevait de la ferme-yourte des Dajymo, unique signe de vie à des lieux à la ronde. Pourtant la vie était bien là, cachée sous la glace, endormie sous la neige, lovée au creux de bras protecteurs : elle venait d’éclore sous le toit des deux jeunes parents aux mines éblouies. Le miracle de la création s’était de nouveau produit, sous les yeux ébahis de démiurges qui jusqu’alors s’ignoraient et prenaient seulement la pleine mesure de leur fascinant pouvoir.
           Leur surprise eut été plus grande s’ils avaient eu conscience d’avoir des spectateurs, et plus encore s’ils avaient connu la nature de ceux-ci : dehors, dissimulées dans l’ombre, sept formes animales attendaient en silence, figées comme des statues, immobiles comme des prédateurs au plus fort de la chasse.

Et voilà^^ c'est tout pour le moment !

vendredi 6 mai 2011

Tenir la distance : mon astuce.

Lorsque je me suis lancé dans la grande aventure de l'écrit, j'ai commencé par un recueil de nouvelles, car cette forme correspondait bien à ma façon de créer : un flash soudain, quelques lignes griffonnées dans le feu de l'inspiration et une rédaction d'un jet sous cette impulsion première. Bien évidemment, c'est une toute autre histoire lorsque l'on s'attaque au roman : là, il faut de l'organisation, arranger, agencer, retravailler sans cesse, tel le forgeron opiniâtre qui, cent fois, remodèle son oeuvre.
Et puis il faut pouvoir tenir la distance, notamment en ce qui concerne les personnages : lorsque vous passez plusieurs années sur un livre, surtout lorsque les réalités de la vie vous imposent des temps de repos (pour le livre, j'entends...), il peut être difficile de se souvenir précisément du caractère que l'on prêtait à tel ou tel protagoniste. Pour éviter ce genre de désagréments, j'ai pour habitude d'associer à chacun (lorsque c'est possible), un archétype du cinéma, une personnalité bien marquée : ainsi, même des mois plus tard, je sais instantanément comment le personnage en question doit parler ou réagir. Un exemple ? Taoyu Peng, l'Empereur d'Aposphir est, dans ma tête, associé à Kirk Douglas. Pas parce qu'il lui ressemble physiquement, bien entendu, mais pour l'image de roc inébranlable que cet acteur évoquait en moi, pour son regard implacable, pour l'énergie démentielle qui se dégageait de lui.
Telle est l'astuce que j'emploie.