J'étais aujourd'hui en visite au Village du Livre de Cuisery, manifestation fort sympathique à laquelle j'aime me rendre pour adopter quelques volumes à des tarifs défiant toute concurrence. J'ai éclaté de rire en regardant le résumé d'un livre de SF des années 70, car il y était fait mention de "vaisseaux végans". Si ! Je suppose qu'à l'époque, c'était seulement une référence à Véga, l'étoile de la constellation de la Lyre, mais, étant donné la connotation actuelle de ce terme, je me suis pris à imaginer des aéronefs ingurgitant navets et poireaux, ou ne fonctionnant qu'avec des bio-carburants... à moins qu'ils ne soient réservés qu'aux "grosses légumes", comme on disait autrefois (les VIP d'aujourd'hui) ?
dimanche 7 juin 2020
lundi 4 mai 2020
De l'huile de coude...
Très récemment, j'ai vu que des gens, répondant aux besoins nouveaux engendrés par le Covid-19, avaient inventé des dispositifs pour ouvrir les portes avec les coudes, baptisés "poignées de coude"...
C'est sûrement très utile mais, d'un point de vue étymologique, c'est une catastrophe. Si ! Car poignée vient du mot "poing" (qu'on retrouve dans "pogne"), alors du coup, "poignée de coude", c'est comme... "pédale à main", voyez (qui se dit "manivelle", en français, oui), ou "brassard de jambe", à savoir une aberration totale.
Certes, "coudée" est déjà pris (encore que cette mesure antique ne soit plus guère employée de nos jours), tout comme "coudière"... mais pourquoi pas "coudiée" ? Ou "cougnée", pour indiquer la fonction par rappel phonétique de "poignée", justement ?
Enfin bon, moi je dis ça, c'est juste pour que notre langue garde un sens (cf l'article récent sur les "Drive piétons"...)
mardi 28 avril 2020
Des magiciens...
Nous sommes des magiciens... si ! Avec les mots, par exemple ! Figurez-vous que, il y
a quelques secondes et par le pouvoir de la lettre "s", je viens de
transformer "singulier" en pluriel... 😆
Sinon, nous avons aussi révolutionné la perception du masque. Si ! Avant, quelqu'un qui débarquait masqué dans un lieu public était vu comme un criminel : aujourd'hui, c'est l'inverse ! 😅
Des magiciens, je vous dis !
samedi 25 avril 2020
Une grande décision...
Comme je vous tiens au courant de tout, voici la grande décision que j'ai prise : je vais simplifier mon style d'écriture. Si. Conscient d'écrire comme au XIXème siècle alors que je m'adresse à un public du XXIème, je me suis résolu à m'adapter. Oh, rassurez-vous : ce sera toujours du "José Raymond", mais allégé, épuré (oh purée !) pour mieux dire. Sur quelles bases ? Et bien, après avoir questionné certains lecteurs, j'ai retenu les points suivants : le subjonctif imparfait est une gêne pour certains ; les phrases trop longues sont parfois dures à suivre ; la fréquence des adjectifs ne sert pas l'efficacité du récit.
Le premier roman concerné sera "En lisière du mal", que je suis en train de finaliser : je joins un extrait ci-dessous^^
Mais que les amoureux du langage fleuri soient sans crainte : cette version "light" sera réservée aux écrits contemporains, le style "riche" sera désormais l'apanage des écrits relevant du médiéval-fantastique.
ça donne ça :
"Lorsque Lucie reprit
ses esprits, elle n’osa ouvrir les yeux. Tant qu’ils demeuraient clos, il lui
restait un espoir que toute cette histoire puisse n’être qu’un mauvais rêve.
C’était puéril et un peu stupide, elle le savait. Elle ne pourrait se cacher éternellement
derrière ses paupières, à la façon des autruches qui plongent leur tête dans un
trou.
Lorsqu’elle en eut
trouvé la force, elle laissa de nouveau le réel entrer. Malheureusement, il
n’avait pas changé d’un pouce : elle se trouvait toujours dans la
mystérieuse pièce aveugle cachée dans les entrailles de l’hospice de Mâcon.
Yvain était là, les yeux fixés sur elle.
« Vous vous êtes évanouie. », lui
dit-il devant l’air déboussolé qu’affichait la jeune femme.
Elle soupira :
« Bon, et que faisons-nous
maintenant ? Je suppose que nous ne pouvons pas attendre ici que le
problème se règle tout seul ? », glissa-t-elle avec un pâle
sourire.
mercredi 22 avril 2020
Evadons-nous un peu... ou pas !
Se changer les idées... important, ça, l'évasion, durant les heures
sombres que nous traversons. Du coup, je me dis : et si je regardais une
ou deux séries ? Je choisis un des épisodes de la dernière série de
"Black Lightning" : la ville de Freeland, sous le couvre-feu à cause
d'un virus... mouais... du coup, je passe à un épisode de "Mars", dans
lequel ils découvrent... un virus qui se propage très vite et conduit à une
quarantaine...
Aaaaah, il n'y a pas à dire : ça fait du bien de
s'évader un peu de la réalité, non ?!
dimanche 19 avril 2020
Une question en passant...
Le directeur d'une chaîne d'information
peut-il dire à sa présentatrice : "Mets tes bas pour ta météo ?" 🥳
Voilà.
mardi 14 avril 2020
co-vidis ?
Ce titre ne fait pas référence à l'organisme de crédit, mais bien à la locution latine "Quo vadis ?", signifiant "où vas-tu ?" et titre d'un célèbre film. Je ne sais pas où nous allons, mais cette épidémie fait fleurir de bien curieuses perles. Je m'explique. Je voulais vous faire partager un texte d'une rare intensité, aperçu
aujourd'hui au détour d'un reportage sur les restaurants et magasins
fermés. D'aucuns diront peut-être qu'il est puéril de s'attacher à ce
genre de détails dans les circonstances que nous traversons, mais je
pense à l'inverse que tout est bon pour sourire, surtout dans les circonstances que nous traversons. Voici le texte du
papier mis en devanture d'un restaurant (véridique) :
Passons sur le fait que "réouvrir" ne soit pas la forme correcte
reconnue par l'Académie (qui prône l'usage de "rouvrir") pour nous
concentrer sur le message en lui-même, que Mr de Lapalisse n'aurait pas
renié. En fait, ce que son rédacteur a voulu signifier, la quintessence
profonde de ce panonceau artisanal tient en un mot : "Fermé" 
Inscription à :
Articles (Atom)