Je me demandais... au Portugal, quand quelqu'un danse jusqu'à la mort, peut-on parler de... fadomasochisme ?^^
vendredi 19 avril 2013
mardi 9 avril 2013
Le marseillais de l'espaaaaaaace !
Comme je ne sais plus trop quoi vous raconter, j'ai décidé de vous narrer une anecdote de mon passé, en espérant qu'elle saura vous divertir. J'étais assis sur le parvis de la cathédrale Saint-Jean à Lyon, en compagnie de ma charmante amie Carine (en 1993 ou 1994, je dirais). Soudain, nous vîmes venir à nous un bien curieux personnage. Si sa démarche titubante pouvait être qualifiée de "chaloupée", son haleine évoquait pourtant plus les entrailles d'un supertanker échoué sur les plages de Bretagne qu'une embarcation légère...
La barrique à deux pattes se planta devant nous, mains sur les hanches, et se mit à nous débiter son histoire personnelle, comme si la chose méritait d'être entendue (ce qui était pourtant loin d'être le cas...).
"J'ai roulé touteu la nuit depuis Marseiiilleuuu...", commença-t-il d'un ton hésitant, les yeux chiasseux (chassieux, vous dites... ? Ben les deux, en fait !), avec un accent du Sud à bouter les Anglais hors de France. S'ensuivit (outre un nombre considérable d'anecdotes décousues et sans intérêt) la liste des alcools qu'il avait ingurgités avant, pendant et après son voyage, ce qui acheva de nous convaincre que, outre un piètre orateur, l'importun s'avérait être un parfait connard irresponsable.
Puis, il entama (bien malgré nous, qui ne savions pas comment nous sortir de ce mauvais pas) un discours plus merdique encore : "Moi, ce queu j'aimeu dans la vie, c'est les calibreu !", me dit-il (enfin je crois qu'il me parlait, dans la mesure où au moins l'un de ses yeux était pointé dans ma direction par intermittence). "Ouais, parfaiteument : moi, ce que j'aimeu, c'est faireu parler les calibreu !"
Ne sachant trop quoi répondre, je tentai : "Et ce n'est pas un peu limité comme dialogue ?"
Il loucha sur mon visage et se recula brusquement, comme si je venais de le frapper. Sa face avinée déformée par un effroi presque religieux, il me pointa du doigt (plus ou moins) et souffla : "Toi, tu es trop fort pour moi !", et s'en retourna brusquement à sa médiocrité quotidienne.
Carine et moi-même échangeâmes un regard. "T'as compris ce qui vient de se passer, là ?", demandai-je enfin après un long silence.
"Non."
Des années plus tard, il m'arrive encore de m'éveiller la nuit en hurlant, taraudé par cette unique question : qu'a-t-il bien pu comprendre ??? Quel sens oculte ma réplique bien innocente a-t-elle pu prendre à travers le voile de sa soulographie ? Mystère...
vendredi 15 mars 2013
Sioux Later...
Oui, oui, je sais, ce blog est avant tout consacré aux aventures de Soren mais qu'y puis-je, moi, si les bonnes nouvelles viennent de mon roman numérique, hum ? Je ne vais quand même pas les garder pour moi pour si peu ! Les nouvelles sont que ce polar fantastique déjanté (publié en format kindle sur Amazon.fr) continue son ascension : le voici classé 4ème dans le top 100 littérature humoristique^^
Mieux encore : le voici qui fait son entrée dans le top 100 policiers-suspens !
Bon, il est dernier, d'accord, mais dernier des 100 premiers^^ 542ème au classement général (sur 1,5 millions de références, il me semble) c'est déjà une belle performance ! Alors voilà, quoi : je tenais à vous en faire profiter !
mardi 26 février 2013
J'ai retrouvé hier cette phrase en triant des vieux papiers : il s'agit de l'une de ces P.I.I. (Particules d'Inspiration Inexplicables) qui me frappent parfois la tête et que je griffonne vite fait sur un post-it ou toute autre surface plane appropriée, pour retomber dessus 10 ans plus tard.
Bon, ça vaut ce que ça vaut, mais je vous la livre quand même :
"La vraie différence entre un homme et un cochon, c'est qu'un cochon ne se transforme pas en homme si tu le fais picoler..."
Ce qui pourrait aussi être formulé comme suit :
"Un esprit sain dans un porcin."
mardi 19 février 2013
Un extrait de "Sioux Later" ?
Je viens de me rendre compte que, si je vous ai déjà parlé de ce roman fantastique déjanté en format kindle (également téléchargeable sur pc, androïd, iphone, etc., le tout à partir d'amazon.fr et pour une somme honteusement modique^^), je ne vous en ai jamais livré d'extrait : il était temps de réparer cette injustice !
Comme je ne savais pas quel passage vous montrer, j'ai fait défiler les pages au hasard et il en est sorti le voyage d'Avril et Scot vers un cimetière indien :
"Nous fîmes le reste du chemin
en silence, ballottés au gré des accidents du terrain caillouteux. Nous
montions continuellement vers des affleurements rocheux dont la masse anguleuse
dominait les environs. La piste zigzaguait en une suite de lacets en épingle
qui, peu à peu, nous élevaient au-dessus des plaines : il ne faisait pas bon
s’endormir au volant, dans le coin, à moins de vouloir reprendre les recherches
de Newton par la fin.
Je remarquai que de jeunes
arbres avaient poussé dans certains virages, côté paroi, là où l’abri du vent
avait favorisé leur croissance : marrant comme les plantes arrivent à
pousser dans les endroits les plus hostiles, me dis-je.
Nous grimpâmes jusqu’au pied du
promontoire, où l’on devinait de frêles structures de bois.
«C’est ça ? »,
m’étonnai-je. L’architecture des tombeaux était on ne peux plus
décevante : cela tenait plus de l’échafaudage en bambou que du
mausolée !
«Tu t’attendais à
quoi ? », railla l’Indien, «Des pyramides ? » .
«Non, mais, sans aller
jusque là, j’avais imaginé quelque chose d’un peu construit, je ne sais pas,
moi, un truc solide ? » .
Avril haussa les épaules :
«Nos dépouilles ne sont pas éternelles, à quoi servirait que nos tombes le
soient ? »
«C’est pas faux… »,
convins-je.
Puis, Avril coupa droit au cœur
des tombes. Je dois avouer que je ne le suivis qu’avec réticence : j’ai
beau être terre à terre, je ne me sentais pas à l’aise dans cet endroit
lugubre, à l’écart de la civilisation, surtout en compagnie d’un mec qui
prétendait voir des spectres. Non que je crus un seul instant à ces histoires
de revenants, mais là, dans cet environnement, je dois bien admettre que le
champ des possibles me paraissait soudain plus étendu.
«Tu… tu en vois, là ? »
«Quoi ? », me
demanda-t-il sans même se retourner.
«Ben, tu sais bien, des… »
: je n’osai dire le mot ici, comme si le simple fait d’en parler risquait
de donner corps à ses divagations.
Avril se retourna : «Des
fantômes ? »
«Oui, oui, voilà »,
convins-je en jetant des regards autour de nous.
Il fit de même et haussa les
épaules : «Non : c’est dégagé. »
Nous reprîmes notre marche.
«Et c’est pas bizarre, ça,
de voir des… d’en voir en ville et pas dans un cimetière ? »
«Ben, non, si tu y penses
bien, c’est tout à fait normal »
«Ah ? »
: un jour, il faudrait qu’on parle du sens du mot «normal », tous
les deux…
«Tu vois… »,
commença l’emplumé, « … c’est un peu comme dans un hôtel : les
clients satisfaits, tu les vois jamais râler à l’accueil ! Y’a que les
insomniaques qui hantent les couloirs ! »
Pas faux, là non plus…"
vendredi 8 février 2013
Les bizarreries du français...
Il est vrai que le français est un casse-tête inextricable pour les non-francophones qui tentent de s'initier à la langue des régicides... par exemple, allez donc expliquer à un étranger que dans la phrase : "les poules du couvent couvent", les deux derniers mots ont un sens différent... et, pire encore, qu'ils ne se prononcent pas de la même façon !
Pareil pour la pronciation de la terminaison "tient" : on dit "il retient" mais un "quotient"... il y a de quoi devenir anglais !
Ce qui m'amène à la phrase déjantée du jour, susceptible de faire fondre le cerveau de tout individu qui ne serait pas né avec une baguette sous le bras :
"Un nain compétent n'est pas un incompétent"
Pareil pour la pronciation de la terminaison "tient" : on dit "il retient" mais un "quotient"... il y a de quoi devenir anglais !
Ce qui m'amène à la phrase déjantée du jour, susceptible de faire fondre le cerveau de tout individu qui ne serait pas né avec une baguette sous le bras :
"Un nain compétent n'est pas un incompétent"
mercredi 6 février 2013
Lettres et le néant ?^^
Depuis quelques temps, j'éprouvais une curieuse impression de lassitude devant les livres auxquels je m'attaquais : pas moyen de dépasser les premières pages ! Je me suis d'abord remis en cause : que m'arrive-t-il ? Suis-je en train de devenir sénile ? L'expérience de l'écriture a-t-elle tué le lecteur que j'étais ?
Et puis j'ai pris en mains "le rêve de l'escalier", de Dino Buzzati, et la magie a opéré de nouveau ! En fait, la réponse était toute simple : ce qui me manquait dans les autres livres, c'était le talent :)
Merci, Dino.
Et puis j'ai pris en mains "le rêve de l'escalier", de Dino Buzzati, et la magie a opéré de nouveau ! En fait, la réponse était toute simple : ce qui me manquait dans les autres livres, c'était le talent :)
Merci, Dino.
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